Théophile Karila · engineer, builder Une revue personnelle, publiée quand c'est prêt · tokar.fr

Numéro N°01 Automne 2026 · « Systèmes »

Colophon

Comment cette revue est faite

Numéros, caractères, figures calculées et modèle de contenu. La fabrique de La Revue Tokar, en une page.

Figure générée : trame de points d'interférence sur fond noir, tirée de l'identifiant du texte.
Fig. 1 : Trame d'interférence tirée de l'identifiant « colophon »

La Revue Tokar paraît par numéros. Chaque numéro a une saison, un thème et un essai à la une, et la page d’accueil du site est toujours la couverture du dernier paru. Les essais, les projets de l’atelier et les notes du carnet sont rattachés à un numéro : les anciens restent consultables dans les archives, comme une pile de magazines sur une étagère.

La forme

Un magazine se lit en diagonale avant de se lire en entier. La couverture est donc dense : un sommaire numéroté, l’état de chaque projet, une citation, et la une au centre. Les numéros de page du sommaire sont calculésÀ raison d’environ 450 mots par page, avec un minimum de six pages par essai. Un essai qui s’allonge repousse les suivants. à partir de la longueur réelle des textes, si bien que le sommaire se recompose seul quand un essai grandit.

Les pages intérieures font le choix inverse : une seule colonne d’environ soixante-six caractères, la mesure où l’œil revient à la ligne sans effort, et des notes en marge sur les écrans assez larges pour les accueillir.

Les caractères

Le texte est composé en Fraunces, une serif variable dont l’axe de taille optique dessine des empattements fins pour les titres et plus robustes pour le texte courant. Le titre de la revue est en Inter Tight, une grotesque serrée, dans sa graisse la plus noire. Les légendes, folios et métadonnées sont en JetBrains Mono.

Les trois familles sont servies par ce site lui-mêmeAucune requête vers un service de polices tiers : la page s’affiche même si ce service tombe, et aucune adresse IP de lecteur ne lui est transmise., en sous-ensembles latins.

Les figures

Aucune figure de couverture n’est dessinée à la main. Chacune est calculée au moment de la publication à partir des données de l’essai, déclarées dans l’en-tête de son fichier.

Pour chaque cellule d’une grille de huit pixels, le générateur mesure la proximité des courbes et en déduit le rayon d’un point : c’est une trame de demi-teinte, comme dans la presse imprimée.

Trame de points clairs sur fond noir dessinant six courbes de charge journalières, avec une pointe en rouge vers 19 heures.
La couverture du N°01, calculée à partir de six courbes de charge illustratives. Les points rouges marquent la pointe du soir.

Quand un texte ne fournit pas de données, le motif vient d’un hasard déterministe tiré de son identifiant : trois sources d’ondes dont les interférences dessinent la trame, comme celle qui ouvre cette page.

“Le même texte produit toujours la même figure.”

Le contenu

Chaque essai, projet, note ou numéro est un seul fichier dont l’en-tête est validé par un schéma. Un champ manquant ou un numéro inexistant fait échouer la publication plutôt que d’afficher une page cassée[^schema]. Un essai marqué comme brouillon reste au sommaire avec la mention « à paraître », sans lien vers une page vide.

La fabrication

Le site est statique : des fichiers HTML servis par nginx, régénérés à chaque publication. Pas de script tiers, pas de traceur. Le flux RSS et le plan du site sont produits en même temps que les pages. La lettre ne passe par aucun service d’envoi pour l’instant : s’abonner revient à écrire un e-mail.

[^schema]: La procédure complète tient en une page, dans le fichier CONTENT.md du dépôt.